Acte 6 : Le noeud karmique
Il y a quelques années, j'ai entamé une série de séances de régression hypnotique afin de conforter une intuition que j'avais eue. Conciliant, mon inconscient m'a projeté durant deux séances dans une soirée mortelle dont le résumé permet sans ambiguïté de confirmer l'inpenssable : j'ai vécu en Russie sous les traits d'un moine dont la mort est restée dans les anales de l'histoire. Dont acte.
Mais Franie, qui possède une grande expérience des thérapies de régression, peu impressionnée par cette découverte, a rapidement cherché à trouver l'origine de ce qui lui est apparu rapidement comme un problème récurent : l'aspect coléreux et violent de mes incarnations. Nous n'avons peut-être pas trouvé la raison exacte, mais nous avons trouvé l'incarnation pivot : celle qui a généré un lourd karma et qui à eu des répercutions sur toutes les vies que j'ai eues depuis.
Deux séances, les 4 et 6 ont permis de cerner quelque peut cette incarnation.
Je ne me souviens plus comment la séance 6 a débuté, mais je me souviens du départ de la 4 : après les préparatifs usuels, Franie me fait la demande suivante : laisse ton esprit libre. Laisse le aller à l'époque et à l'endroit ou ta colère est née.
Mon esprit obtempère. Des paysages, principalement des forêts, se succèdent pendant quelques secondes. Puis, je perçoit alors un immense mur qui serpente à travers le paysage, sur de très grandes distances : La muraille de chine. En esprit je m'approche...et je repars. J'ai eu une incarnation orientale. Mais mon esprit choisit de me déposer ailleurs. Fausse alerte !
Voici donc un résumé de ces deux séances.
Scène 1 : le château
Je suis un enfant, ou un adolescent. Devant moi, se dresse un imposant château. Nous sommes au moyen-âge. Je visualise ma mère à l'intérieur du château. Elle est très bien habillée : elle porte une grande et belle tenue, avec une longue robe soignée et un chapeau sur la tête qui se termine en une pointe munie d'une sorte de ruban. Je visualise mon père à l'extérieur du château. Il est assis devant un mur, à coté d'une grande porte. Il garde l'entrée. Est-ce à prendre au sens propre ou au sens symbolique ? Il est torse nu. C'est un colosse. Son absence de tenue tranche avec l'aspect soigné de ma mère. Je reconnais mon père comme étant, dans ma vie d'aujourd'hui, la meilleure amie de ma mère, la mère de mon épouse.
Chevauchant une monture magnifique, un soldat s'approche de moi. Il porte une armure. Lui et son cheval me semblent gigantesques. Je sais que je suis fasciné. Je touche le cheval. J'ai envie de devenir moi aussi un guerrier. Ce soldat, dans ma vie d'aujourd'hui, est le compagnon de ma soeur.
Scène 2 : la bataille
La scène se passe sur les pairies verdoyantes qui entourent le château. Une multitude d'hommes sont au combat. Nous, contre eux. Sans en être certain, je crois qu'ils sont anglais.
Je participe au combat. J'ai grandi : je suis désormais une force de la nature. Une brute qui sait se battre, et qui aime ca. Je me perçoit en train de transpercer le corps des ennemis de mon épée. Je décapite mes victimes. Je suis un guerrier sanguinaire.
Scène 3 : la torture
Je suis attaché sur une grande croix, plantée dans la prairie. Il y a d'autres hommes avec moi. On m'a mis un sac sur la tête. Je ne vois plus rien, mais je sent de la fumée. Je tousse. Des hommes placent des torches enflammées sous mes bras. Là, dans le fauteuil de Franie, je ressent la brûlure, et la gorge commence à me piquer.
On essaye de me faire peur. Je ne suis pas mort...
Scène 4 : l'auberge.
Franie me demande alors d'avancer dans le temps, jusqu'au moment ou je serai dans une de ces colères terribles qui hantent mes incarnations.
Je me retrouve alors dans une auberge. Le plafond est bas. En hauteur et sur les murs, je perçoit des décorations, maritimes. Nous sommes tout proche de l'océan, et la ville est une ville côtière. Des tables en bois sont alignées, et je me voit en train de marcher d'un pas décidé vers le fond de la pièce, ou j'aperçoit une jeune personne féminine. D'un mouvement de colère, d'un coup de poing, je brise une des tables en deux. Puis, je me dirige vers la femme. Elle me regarde d'un air moqueur. Elle à une allure vaguement moyen-orientale. Je sais qu'elle m'a trahi. Je sais qu'elle est enceinte. Je m'approche d'elle d'un pas lourd de menaces.
Mon esprit refuse de me livrer la suite. Mais nul besoin de le revivre : ma colère était de très mauvais augure. Je crois que l'enfant n'a pas survécu à ce qui s'est passé.
Scène 5 : le siège
Je suis à la tête d'une armée. A ma gauche, les milliers d'hommes, massés, obéissant à mes ordres. A ma droite, une ville fortifiée. Ses remparts extérieurs ne sont pas rectilignes. La muraille extérieure est entrecoupée, à intervalles réguliers, de crénelages plus épais, comme le sommet d'une tour, mais au sol à l'horizontale. La muraille est sombre, presque noire. Elle est gigantesque, et très haute.
Le ciel est, lui aussi, très sombre. L'air est suffocant, chargé de fumée. De ma gauche, des catapultes envoient des boules de feu par dessus le mur. Je suis en armure. Je porte un casque plat.
Une grande croix blanche sur fond vert orne ma poitrine. Je suis un croisé.
Scène 6 : le trésor
Je suis devant un bâtiment. A l'entrée, quelqu'un m'attend pour me faire entrer. Tout est calme et silencieux. Je ne sais pas ou l'action se situe. Je ne distingue pas l'homme avec lequel je suis de connivence. Mais il est certain que nous accomplissons tous les deux un acte discret, en nous cachant.
Je pénètre dans le bâtiment. Il pourrait s'agir d'un bâtiment religieux. J'entre dans une pièce ancienne, et poussiéreuse. Devant moi, il y a un grand coffre. Je l'ouvre. Une lueur jaunâtre envahit la pièce. Des richesses fantastiques sont entreposées ici.
Scène 7 : le jugement
J'avance lentement, les mains attachées derrière le dos. Devant moi, une sorte d'autel, présidé par un personnage important. Mon juge. De chaque coté de moi, formant deux rangs entre lesquels j'avance, une sorte de confrérie religieuse. Chaque individu porte une sorte de coiffe pointue qui lui masque le visage. Le juge porte sur moi un regard accusateur.
Franie me fait avancer jusqu'au jugement, mais la perception de ce qui se passe à ce moment là se brouille. Je perçoit un long boyau, creusé à même le sol. J'ai une torche, et je descend vers les entrailles de la terre. La torche finit par s'éteindre. Je sais que je ne meurt pas tout de suite, mais que je ne sortirai pas d'ici.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'années après, je suis toujours claustrophobe.
Encore une fois, la séance a fait surgir, avec ces vestiges du passé, un grand nombre de questions. Certaines peuvent obtenir un début de réponse, d'autres non.
Dans cette vie j'étais noble. En effet, la tenue vestimentaire de ma mère au chateau l'indique. D'autre part, seuls les nobles, d'après ce que je sais, avaient les moyens financiers de partir en croisade. De plus, ca figure clairement dans ma carte du ciel.
Après quelques recherches, j'ai finit par retrouver dans quel pays les croisés possédaient un casque au dessus plat. Il s'agit des teutons, ou germains. Donc, de l'allemagne. L'allemagne possède-t-elle un accès à la mer ? Oui, au nord. Donc, j'etais originaire d'une ville cotière du nord de la germanie.
Un soldat germain ? C'est justement en allemagne que, en tant que militaire, je suis allé faire une manoeuvre, dans ma vie actuelle. Qu'on se rappelle ce que je disais au début de cette série d'articles : j'ai appris l'allemand sans aucun mal.
D'autre part, l'impératrice de russie, l'amie de Raspoutine, etait d'origine allemande. De plus, on a souvent soupçonné Raspoutine d'être à la solde des allemands, ou d'être un espion. Mon intuition - et ma carte du ciel - me soufflent que ceci est du domaine du possible.
Quant au trésor, je pense que j'ai du faire main basse dessus. Vu l'époque (les croisades), vu l'importance du chatiment (emmuré vivant), il pourrait s'agir d'une vilaine histoire avec le trésor des templiers. Etais-je templier moi-même ? Possible. Un templier est un moine soldat, deux mots qui résonnent bien avec mes incarnations. Peut-on être à la fois noble, et moine soldat ? Je n'en sais rien. Peut-être s'agissait-il de deux incarnations distinctes. Mais, si c'est le cas, elles sont liées.
Toujours est-il que mes incarnations semblent bien souvent suivre l'un des deux axes suivants : religion, et/ou guerre. Tout ceci est condensé dans ma propre vie, tel que décrit en introduction du premier article de cette série sur mes régressions.
Mais Franie, qui possède une grande expérience des thérapies de régression, peu impressionnée par cette découverte, a rapidement cherché à trouver l'origine de ce qui lui est apparu rapidement comme un problème récurent : l'aspect coléreux et violent de mes incarnations. Nous n'avons peut-être pas trouvé la raison exacte, mais nous avons trouvé l'incarnation pivot : celle qui a généré un lourd karma et qui à eu des répercutions sur toutes les vies que j'ai eues depuis.
Deux séances, les 4 et 6 ont permis de cerner quelque peut cette incarnation.
Je ne me souviens plus comment la séance 6 a débuté, mais je me souviens du départ de la 4 : après les préparatifs usuels, Franie me fait la demande suivante : laisse ton esprit libre. Laisse le aller à l'époque et à l'endroit ou ta colère est née.
Mon esprit obtempère. Des paysages, principalement des forêts, se succèdent pendant quelques secondes. Puis, je perçoit alors un immense mur qui serpente à travers le paysage, sur de très grandes distances : La muraille de chine. En esprit je m'approche...et je repars. J'ai eu une incarnation orientale. Mais mon esprit choisit de me déposer ailleurs. Fausse alerte !
Voici donc un résumé de ces deux séances.
Scène 1 : le château
Je suis un enfant, ou un adolescent. Devant moi, se dresse un imposant château. Nous sommes au moyen-âge. Je visualise ma mère à l'intérieur du château. Elle est très bien habillée : elle porte une grande et belle tenue, avec une longue robe soignée et un chapeau sur la tête qui se termine en une pointe munie d'une sorte de ruban. Je visualise mon père à l'extérieur du château. Il est assis devant un mur, à coté d'une grande porte. Il garde l'entrée. Est-ce à prendre au sens propre ou au sens symbolique ? Il est torse nu. C'est un colosse. Son absence de tenue tranche avec l'aspect soigné de ma mère. Je reconnais mon père comme étant, dans ma vie d'aujourd'hui, la meilleure amie de ma mère, la mère de mon épouse.
Chevauchant une monture magnifique, un soldat s'approche de moi. Il porte une armure. Lui et son cheval me semblent gigantesques. Je sais que je suis fasciné. Je touche le cheval. J'ai envie de devenir moi aussi un guerrier. Ce soldat, dans ma vie d'aujourd'hui, est le compagnon de ma soeur.
Scène 2 : la bataille
La scène se passe sur les pairies verdoyantes qui entourent le château. Une multitude d'hommes sont au combat. Nous, contre eux. Sans en être certain, je crois qu'ils sont anglais.
Je participe au combat. J'ai grandi : je suis désormais une force de la nature. Une brute qui sait se battre, et qui aime ca. Je me perçoit en train de transpercer le corps des ennemis de mon épée. Je décapite mes victimes. Je suis un guerrier sanguinaire.
Scène 3 : la torture
Je suis attaché sur une grande croix, plantée dans la prairie. Il y a d'autres hommes avec moi. On m'a mis un sac sur la tête. Je ne vois plus rien, mais je sent de la fumée. Je tousse. Des hommes placent des torches enflammées sous mes bras. Là, dans le fauteuil de Franie, je ressent la brûlure, et la gorge commence à me piquer.
On essaye de me faire peur. Je ne suis pas mort...
Scène 4 : l'auberge.
Franie me demande alors d'avancer dans le temps, jusqu'au moment ou je serai dans une de ces colères terribles qui hantent mes incarnations.
Je me retrouve alors dans une auberge. Le plafond est bas. En hauteur et sur les murs, je perçoit des décorations, maritimes. Nous sommes tout proche de l'océan, et la ville est une ville côtière. Des tables en bois sont alignées, et je me voit en train de marcher d'un pas décidé vers le fond de la pièce, ou j'aperçoit une jeune personne féminine. D'un mouvement de colère, d'un coup de poing, je brise une des tables en deux. Puis, je me dirige vers la femme. Elle me regarde d'un air moqueur. Elle à une allure vaguement moyen-orientale. Je sais qu'elle m'a trahi. Je sais qu'elle est enceinte. Je m'approche d'elle d'un pas lourd de menaces.
Mon esprit refuse de me livrer la suite. Mais nul besoin de le revivre : ma colère était de très mauvais augure. Je crois que l'enfant n'a pas survécu à ce qui s'est passé.
Scène 5 : le siège
Je suis à la tête d'une armée. A ma gauche, les milliers d'hommes, massés, obéissant à mes ordres. A ma droite, une ville fortifiée. Ses remparts extérieurs ne sont pas rectilignes. La muraille extérieure est entrecoupée, à intervalles réguliers, de crénelages plus épais, comme le sommet d'une tour, mais au sol à l'horizontale. La muraille est sombre, presque noire. Elle est gigantesque, et très haute.
Le ciel est, lui aussi, très sombre. L'air est suffocant, chargé de fumée. De ma gauche, des catapultes envoient des boules de feu par dessus le mur. Je suis en armure. Je porte un casque plat.
Une grande croix blanche sur fond vert orne ma poitrine. Je suis un croisé.
Scène 6 : le trésor
Je suis devant un bâtiment. A l'entrée, quelqu'un m'attend pour me faire entrer. Tout est calme et silencieux. Je ne sais pas ou l'action se situe. Je ne distingue pas l'homme avec lequel je suis de connivence. Mais il est certain que nous accomplissons tous les deux un acte discret, en nous cachant.
Je pénètre dans le bâtiment. Il pourrait s'agir d'un bâtiment religieux. J'entre dans une pièce ancienne, et poussiéreuse. Devant moi, il y a un grand coffre. Je l'ouvre. Une lueur jaunâtre envahit la pièce. Des richesses fantastiques sont entreposées ici.
Scène 7 : le jugement
J'avance lentement, les mains attachées derrière le dos. Devant moi, une sorte d'autel, présidé par un personnage important. Mon juge. De chaque coté de moi, formant deux rangs entre lesquels j'avance, une sorte de confrérie religieuse. Chaque individu porte une sorte de coiffe pointue qui lui masque le visage. Le juge porte sur moi un regard accusateur.
Franie me fait avancer jusqu'au jugement, mais la perception de ce qui se passe à ce moment là se brouille. Je perçoit un long boyau, creusé à même le sol. J'ai une torche, et je descend vers les entrailles de la terre. La torche finit par s'éteindre. Je sais que je ne meurt pas tout de suite, mais que je ne sortirai pas d'ici.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'années après, je suis toujours claustrophobe.
Encore une fois, la séance a fait surgir, avec ces vestiges du passé, un grand nombre de questions. Certaines peuvent obtenir un début de réponse, d'autres non.
Dans cette vie j'étais noble. En effet, la tenue vestimentaire de ma mère au chateau l'indique. D'autre part, seuls les nobles, d'après ce que je sais, avaient les moyens financiers de partir en croisade. De plus, ca figure clairement dans ma carte du ciel.
Après quelques recherches, j'ai finit par retrouver dans quel pays les croisés possédaient un casque au dessus plat. Il s'agit des teutons, ou germains. Donc, de l'allemagne. L'allemagne possède-t-elle un accès à la mer ? Oui, au nord. Donc, j'etais originaire d'une ville cotière du nord de la germanie.
Un soldat germain ? C'est justement en allemagne que, en tant que militaire, je suis allé faire une manoeuvre, dans ma vie actuelle. Qu'on se rappelle ce que je disais au début de cette série d'articles : j'ai appris l'allemand sans aucun mal.
D'autre part, l'impératrice de russie, l'amie de Raspoutine, etait d'origine allemande. De plus, on a souvent soupçonné Raspoutine d'être à la solde des allemands, ou d'être un espion. Mon intuition - et ma carte du ciel - me soufflent que ceci est du domaine du possible.
Quant au trésor, je pense que j'ai du faire main basse dessus. Vu l'époque (les croisades), vu l'importance du chatiment (emmuré vivant), il pourrait s'agir d'une vilaine histoire avec le trésor des templiers. Etais-je templier moi-même ? Possible. Un templier est un moine soldat, deux mots qui résonnent bien avec mes incarnations. Peut-on être à la fois noble, et moine soldat ? Je n'en sais rien. Peut-être s'agissait-il de deux incarnations distinctes. Mais, si c'est le cas, elles sont liées.
Toujours est-il que mes incarnations semblent bien souvent suivre l'un des deux axes suivants : religion, et/ou guerre. Tout ceci est condensé dans ma propre vie, tel que décrit en introduction du premier article de cette série sur mes régressions.
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